« Mais t’aurais pas pu le faire avec l’IA ? »
Depuis hier, aipic.fr a une nouvelle tête. Un site plus complet, plus structuré, qui reflète mieux ce que je fais aujourd’hui : conseil en transformation IA, animation de la Fresque de l’IA, accompagnement RSE.
Pour le réaliser, j’ai fait appel à Antoine Derrien, de l’agence Vague de Com, basée en Pays de Lorient. Une agence de communication digitale créée il y a 4 ans, déjà bien implantée localement. Je le remercie pour son travail et sa capacité à comprendre un positionnement qui n’est pas simple à mettre en image.
Et oui, plusieurs personnes m’ont posé la question : « Pourquoi tu ne l’as pas fait avec l’IA ? »
C’est une bonne question. Et elle mérite une réponse honnête.
L’IA aurait pu produire quelque chose. Des outils comme Wix AI, Framer ou Hostinger permettent aujourd’hui de générer un site en quelques heures — certains s’appuient d’ailleurs sur les mêmes modèles de langage que j’utilise au quotidien, dont Claude. Le résultat peut être propre, fonctionnel, et accessible à moindre coût. Mais j’avais besoin d’autre chose.
J’avais besoin d’un interlocuteur qui comprenne ce que je veux projeter. Quelqu’un capable de questionner mes choix, de challenger la hiérarchie des informations, de me dire quand une formulation ne sonne pas juste. Une identité visuelle qui me ressemble vraiment, pas un template habillé à mes couleurs. Cette conversation-là, un outil ne peut pas la remplacer.
Il y a aussi une dimension que j’assume : de nombreux indépendants font le choix inverse. C’est leur droit. Moi, j’ai choisi d’investir dans des compétences que je n’ai pas moi-même, et de les trouver localement. Pour moi, c’est aussi ça la cohérence entre ce que je dis et ce que je fais. Valoriser les expertises humaines et ancrées territorialement, c’est une façon concrète d’incarner une approche RSE — pas seulement de la formuler.
Ce n’est pas une position anti-IA. C’est précisément parce que je travaille sur ces sujets au quotidien que je sais faire la distinction entre ce que l’IA fait bien, ce qu’elle fait vite, et ce qu’elle ne fait pas.
La question à se poser n’est pas « est-ce que l’IA peut faire ça ? » — souvent, techniquement, elle peut. La vraie question est « est-ce que c’est ce dont j’ai besoin ici ? »
Ce site est une étape. Celle de mettre en ordre ce que je construis, de rendre visible ce qui ne l’était pas assez, et de m’outiller pour la suite.
Bonne lecture.
